À propos
La Maison Mimir est un lieu alternatif proposant des activités culturelles et sociales. Chacun-e est bienvenu-e dans cet espace de rencontre, de palabre, de détente… et d’initiatives ! Elle vous accueille librement dans son bar associatif sans alcool et à prix libre, le Barakawa, ainsi que lors de divers ateliers et événements culturels. Elle assure également un service de bagagerie et une friperie avec des vide dressing ponctuels.
L’association Mimir
L’occupation de la maison a débuté en 2010 de la rencontre entre des personnes sans domicile et des travailleux sociaux ayant pour objectif de créer un lieu d’habitation, de solidarité et de création. De nombreuses personnes d’horizons divers nous ont rejoint dans l’aventure à travers une association créée en 2011. La mixité est un pari auquel nous croyons. La Maison Mimir souhaite :
- être un espace à dimension humaine favorisant la rencontre, l’échange, la création et la solidarité,
- mettre à disposition une partie de cet espace pour promouvoir les initiatives individuelles, collectives ou associatives.
Le Barakawa
C’est le bar associatif (sans alcool & sans fumée) de la Maison où sont proposées toutes sortes de boissons à prix libre. Il est ouvert certains jeudi de 19h à 23h. Journaux sympa, jeux de société et instruments de musique sont à disposition. Ponctuellement, de petites animations sont organisées (repas, mini-concerts, bœufs-musicaux, ateliers d’écriture, etc.).
Des rendez-vous réguliers
- AG projets : tous les deuxièmes mardi de chaque mois
- Scène slam : tous les derniers mardi de chaque mois (sauf exception)
- AG de fonctionnement : tous les premiers dimanche de chaque mois
- Bagagerie : lundi 9h30 à 12h30, mercredi 13h à 16h et samedi 9h30 à 12h
- La CABB (cantine solidaire) : tous les derniers dimanche du mois
Un espace d’initiatives
La Maison Mimir est un espace autogéré (pas de chefs). Chacun-e peut participer à la vie de la maison en proposant divers projets. Pour passer à l’action, viens nous rencontrer lors de l’ouverture du Barakawa, des AG projets ou de la bagagerie. Nous discuterons de tes idées et verrons ensemble comment il est possible de les concrétiser.
Pour poser une date, venir à l’AG projet est indispensable.
Donne ce que tu veux, ce que tu peux
Tout ce que nous proposons est à prix libre. Par ce biais, nous souhaitons questionner le rapport à l’argent et ne pas conditionner nos relations humaines. L’entraide, le troc, le don : ce qui compte c’est l’échange et le partage ! L’argent n’est pas un frein, si t’en as pas viens aussi !
Pour limiter notre consommation, nous récupérons ce dont nous avons besoin. Nous sommes tous-tes bénévoles. Inventivité et débrouillardise sont les clés du « TOI-MÊME TU FAIS ». Serrons-nous les coudes !
Histoire du lieu
La rue des Wackes, since 1555 à l’an 2000
Située au 18 rue Prechter, la maison Mimir était l’un de ces batiments construits au 16ème siècle par une riche famille de banquiers, les Prechter, qui voulait ainsi proposer des logements à loyers modérés aux personnes les plus pauvres de la ville.
Au fur et à mesure du temps, toutes les personnes pauvres, les immigré-es et leurs familles, les prostituées et leurs maquereaux, les riches du centre ville en mal d’aventure : tous les destins des habitants et habitantes de Strasbourg ne pouvant se conformer au monde compétitif et normé du centre-ville se rendaient dans cette rue pour y vivre des moments de fête et de partage hors du temps.
Jusqu’à la gentrification de la Krutenau en 1964, pour permettre aux fils de bourges un passage plus sécurisé entre le nouveau quartier de l’Esplanade et le centre-ville, la rue Prechter était réputée pour être une rue de débauche, d’entre-aide et de coupe-gorges mal famés. Car avant que les bains municipaux ne deviennent des bains, c’était une caserne qui occupait la périphérie de Strasbourg, juste avant de grands terrains vagues destinés aux manoeuvres militaires (les prés où se dresse maintenant le quartier de l’Esplanade). Ainsi, les prostituées et leurs coiffeuses y avaient un emplacement commercial de choix. 13 des 15 maisons de tolérance de la ville en une seule rue ! Et certaines, comme Dame Jeanette au 14, roulaient à leur compte, possédant leurs bordels et jouant un rôle social capital auprès des mamans et des enfants du quartier.
Enfin, on parle de la gentrification en 1964, mais la prostitution légale fut abolie dès 1925 dans cette rue en particulier, suite au « scandale de Strasbourg » qui vit des centaines de jeunes gymnastes, dont une grande partie mineurs, délaisser le gymnase et la compétition officielle pour passer 4 jours de débauche qui ont marqué l’Histoire !
Souvent qualifié-es de « wackes« , des bon-nes à rien et des vagabond-es, les gens vivant là-bas, en particulier les enfants, furent toujours pauvres, mais ne risquant jamais de mourir d’ennui ! Promener le chien des dames en échange d’une piècette, laisser des empreintes de mains dans le béton fraichement coulé des nouveaux bains publiques, aller récupérer le slip de son père oublié au 14 la veille… la rue Prechter, c’est avant tout un espace ou les enfants, les pauvres et les brisé-es pouvaient se rendre sans discriminations et se voir proposer une boisson chaude dans un coin d’une pièce surpeuplée, avec le sourire !
Des traditions et une Histoire qui sont aussi les tiennes, et qu’il ne tient qu’à toi de pérenniser… Alors, toi aussi, rejoins les wackes de la rue Prechter !
La création de l’association Mimir
Dans l’histoire de la maison, au fur et a mesure des siècles, elle fut maison, hôtel, maison de passe, centre de jeunes, foyers pour travailleurs, avant d’être abandonné par la ville en 1999.
En janvier 2010, le collectif Mimir a décidé d’occuper une bâtisse municipale abandonnée depuis 11 ans. Certain-nes y ont élu domicile. La volonté était de rénover le lieu et d’y développer Mimir.
Selon les uns, le nom Mímir est étroitement associé à la sagesse et à la mémoire, et signifierait « celui qui se rappelle ». La Maison Mimir, gardienne d’une mémoire de presque 500 ans, aspire à devenir un lieu d’épanouissement, de partage du savoir et du savoir-faire afin que tout un chacun puisse venir « s’abreuver » à la « Mimisbrunn » s’enrichir au contact de l’autre, et comme Odin, partager sa vision afin de devenir un être plus sage !
Lutte et bras-de-fer avec la ville, 2010 à 2013
Retrouve sur notre chaîne YouTube plusieurs vidéos retrançant cette époque, que ce soit à travers les extraits de presse ou notre création culturelle.
Rêves en chantier, 2015
En 2015, le lieu n’était pas aux normes et a dû subir de gros travaux pour que l’association puisse continuer ses activités. Cette période peut être revue dans le documentaire « Rêves en chantier« .
Le gros incendie
Aujourd’hui, la maison à proprement parler n’existe plus… Les deux étages sont partis en fumée le 9 fevrier 2023, le reste de la maison, les caves et la cour ont été démolies par les décideurs locaux. Nous oeuvrons depuis à tenter de la faire renaître de ses cendres, tel un phoenix revenant réchauffer le coeur de Strasbourg et les corps des personnes les plus vulnérabilisées dans notre ville.
Mais tout ça, c’est vraiment du gros boulot, qui repose sur les épaules d’une équipe bénévole privée d’eau et d’éléctricité, qui a bien besoin de ta joie, de ta déter et de tes savoirs-faire… alors écris-nous à assomimir@gmail.com pour participer avec nous à la création d’un lieu auto-géré proposant de la solidarité, des activités et des soirées à prix libre en plein Strasbourg !
Le coin des copaines
Parce que Mimir tient a être un lieu de rencontres et d’activités sur Strasbourg, nous ouvrons régulièrement nos portes, qui ne sont jamais vraiment fermées, à divers collectifs et associations de la ville, dont celles-ci :